La lune sort du tiroir je la visite chaque soir. Son blanc immaculé déteint sur mon visage, les couleurs n’existent plus que le blanc celui qui me brûle les yeux dans son intensité dangereuse au point de me faire disparaître comme sur une page blanche. Ton sur ton.
La vie résistante est dans les étoiles mourantes au chevet de la lune. Elle est malade, parfois elle tombe dans un marais tout près de la page vierge. Ses compagnons nocturnes tombent avec elle faisant ces ricochets magiques exempts de mouvement. A la fin de la nuit j’aime être entouré de ces astres, il pleut alors des scories de mélancolie qui bercent mon âme et attisent les idées.
Quand la lune sortait du tiroir je la visitais chaque soir, mes yeux me brûlaient encore de la même passion, ton sur ton, la lune et moi formions le couple parfait.