- Pardon ?! Excusez-moi ?! C’est quand le prochain départ ?
- Hein, quoi ?
- Le prochain départ ?
- Le prochain… dép… ah oui ok je vois, oui il est la demie.
- De quelle heure ?
- De quelle heure ?! Ha ha ha ! De quelle heure ! Trop drôle, mais de l’heure que tu veux mon grand ! On est en démocratie.
- Attendez je comprends pas trop là ! de l’heure que je veux ? C’est quoi cette histoire ? J’ai loupé le train de 18h et vous me dîtes que le prochain est à la demie… Mais à la demie de quelle heure… de 18h ?
- De l’heure que tu veux mon grand, don’t stress !
- On se connaît ? Moi j’ai pas l’impression donc tu gardes tes « mon grand » pour d’autres parce que là je suis déjà assez sur les nerfs !
- T’emballe pas mon grand, c’est pas bien méchant. Si tu veux moi je décolle dans vingt minutes.
- Vingt minutes ! Qu’est-ce que tu me racontes du con ?! Le prochain il est dans trente minutes, non ? C’est bien ce que tu m’as dit ?
- Don’t stress ! Tu veux un cachet ? Tu le prends et tu es parti dans le quart d’heure !
- Quoi…De quoi tu par… Ah ok … tu parlais de ton médoc ! D’accord ! Moi je te demandais à quelle heure partais le dernier train !
- Le dernier train ? D’accord… il est effectivement à la demie mais franchement suis-moi, prends un cachet et on part dix minutes plus tôt ! Comme ça on arrive plus tôt ! Hein !
- Quoi ! T’es le roi des Bozos, t’as trop consommé et pas de la bonne, tu délires !
- Si tu ne me crois pas me suis pas mais tu serais vraiment idiot !
- Très bien le moment est arrivé, il est 20, je décolle salut !
- Super, moi j’attends le train, tranquille, et je serais chez moi dans vingt minutes. Allez go !
Vingt minutes plus tard l’homme était arrivé à bon port. Il descendit du train, emporta ses valises, une dans chaque mains et débuta sa petite marche qui l’amènerait chez lui dans une dizaine de minutes. Arrivé finalement chez lui, l’homme ouvrit la porte d’entrée, tout était allumé, « étrange » se dit-il. Il vérifia chaque lampe et chaque prise, rien d’anormal. Il monta l’escalier menant aux chambres et là surprise une chambre était restée dans le noir, c’était la sienne. Il se décida à ouvrir la porte. Allongé sur le lit l’homme qu’il avait croisé à la gare, le Bozo aux médocs. Il lui ressemblait pas mal d’ailleurs. Une impression de déjà vu. Et si c’était lui-même ? « Ca y est… je comprends ! Encore un rêve ! Faut que j’arrête les comprimés de stilnox, mes rêves son trop bizarres !»