C’est la marée venue des lointaines contrés
J’y ai vu égaré le souffle brûlant d’un sirocco frustré
Cette marée qui m’a vu naître
S’endort désormais dans mon être
Parfums et ambres, détente garantie
Revêtement fade dans ce champ
L’impasse livre ses abîmes aux nantis
A toute heure et par tous les temps
Ombres, magasins et boutiques
Tout y est démultiplié
Les sens alanguis s’éveillent
Au parfum artificiel du fric
Auquel tout est relié.
Quand il pleut sur la sombre ville
Les ombres se faufilent agiles
Et se pressent d’agir pleines d’aigreur
Pour oublier peines et rancœur.